Le don d'ovocytes

Le don d'ovocytes est une technique de procréation médicalement assistée qui est interdite en Suisse

Qui est concerné par le don d’ovocytes ?

Certaines femmes, même en âge de procréer, ne produisent que peu ou pas d’ovocytes, ce qui rend la procréation difficile, voire impossible.

Il s’agit de femmes qui n’ont pas d’ovaires, ou dont les ovaires ne sont pas fonctionnels. L’absence d’ovaires est généralement due à une ablation chirurgicale ou médicamenteuse consécutive à un problème médical antérieur. Le dysfonctionnement ovarien peut être d’origine physiologique (ménopause) ou génétique. Il peut également résulter d’un arrêt prématuré du fonctionnement des ovaires (insuffisance ovarienne primaire ou ménopause précoce).

Pour ces femmes, le don d’ovocytes d’une autre femme représente la seule possibilité d’obtenir une grossesse. Les ovocytes de la donneuse sont fécondés in vitro avec le sperme du conjoint de la receveuse, et les embryons qui en résultent sont transférés dans l’utérus de la femme receveuse. L’utérus de la femme receveuse doit être fonctionnel.

Le don d’ovocytes s’adresse également aux couples qui ont tenté sans succès plusieurs cycles de FIVETE ou ICSI, ainsi qu’aux femmes porteuses d’une maladie génétique héréditaire.

Où et comment se  pratique le don d’ovocytes ?

Le don d’ovocytes est interdit en Suisse, ce qui est également le cas en Allemagne, en Autriche, et en Italie. Dans les pays où il est autorisé, la législation est très variable.

L’anonymat de la donneuse est la règle dans quasiment tous les pays, hormis la Suède (depuis 1985) et le Royaume-Uni (depuis 2005).  Les Pays-Bas et la Belgique ont instauré une double possibilité : les donneuses peuvent choisir de rester anonymes ou pas. En France, en Espagne, en Grèce, en République Tchèque et en Pologne, le don de gamètes (sperme ou ovocytes) doit rester anonyme; les lois de ces pays prévoient qu’il n’existe aucun lien entre le donneur et l’enfant né du don. Aucun lien de filiation ne pourra être établi entre eux.

Comment s’y prendre ?

Beaucoup de couples confrontés à ce problème réfléchissent à la possibilité de vivre une grossesse et une naissance issues d’un don d’ovocyte. L’autre option pour devenir parents reste l’adoption. Cette procédure est légale et bien établie en Suisse. Les couples qui réfléchissent au don d’ovocyte peuvent discuter avec des spécialistes les questions médicales, légales, éthiques et psychologiques. Ces questions sont par exemple liées à l’acceptation de cette technique de procréation, à la relation à l’enfant, à l’anonymat du don et à la gestion de l’information dans l’entourage proche.

Au vu de la complexité de cette réflexion, les couples sont encouragés à s’adresser en premier lieu à un médecin spécialisé en médecine de la reproduction et endocrinologie gynécologique. Par la suite, une rencontre avec un spécialiste des aspects psychologiques de la procréation médicalement assistée est également recommandée. Si le couple persévère dans la voie du don d’ovocyte, il devra contacter directement un Centre à l’étranger. L’objectif pour chaque couple est d’acquérir les connaissances optimales de cette possibilité de procréation.

Les médecins du CPMA-Lausanne sont à votre disposition pour répondre à toute autre question.

 

CPMA, Rue de la Vigie 5, 1003 Lausanne, tél: 021 321 15 80