La pelviscopie opératoire

Pelvi
Vue du champ opératoire

L’approche pelviscopique a remplacé dans de nombreux cas les opérations dites à ciel ouvert (laparotomies). La pelviscopie opératoire nécessite une hospitalisation de courte durée (env. 48 heures). Cette opération consiste à introduire, sous narcose, une optique dans la cavité abdominale (Photo 1).

Photo 1 : Les chirurgiens ont placé un trocard au niveau de l’ombilic et un deuxième plus petit latéralement. Ils visualisent directement sur l’écran l’image intra-abdominale.

Pour ce faire, une incision de 10 mm est effectuée au niveau du nombril. Le ventre est ensuite gonflé par du gaz carbonique, afin d’éloigner les organes intra-abdominaux de la paroi abdominale et de créer une cavité pour pouvoir travailler. Suivant le type d’opération envisagée, une à trois petites incisions sont réalisées au-dessus de la limite des poils pubiens, pour permettre l’introduction d’instruments tels que ciseaux ou pinces.

La laparoscopieVoir endoscopie. offre comme principal avantage d’éviter une ouverture classique de la paroi abdominale. Le temps de séjour à l'hôpital s’en trouve raccourci et les suites opératoires simplifiées. La pelviscopie permet l’observation de toute la cavité abdominale (Photos 2 et 3) et plus particulièrement des organes de la reproduction (Photo 4). Elle offre en outre la possibilité de faire un bilan de possibles lésions de ces organes (Photos 5 et 6), par exemple détection de la présence d'endométrioseMaladie gynécologique où l’on retrouve du tissu de l’endomètre (muqueuse utérine) en dehors de l’utérus, soit sur les trompes de Fallope, les ovaires ou dans la cavité abdominale. L’endométriose peut être à l'origine de règles douloureuses et est également un facteur d'infertilité. ou d'un kyste, et de les réparer aussi bien, voire mieux, que lors d’une opération classique.

La laparoscopieVoir endoscopie. peut rarement conduire à des complications telles que des saignements, des lésions de l'intestin ou d’un organe creux. Exceptionnellement la survenue d’une de ces complications nécessite l’ouverture de la cavité abdominale.

 

Légendes

Photo 2 : Visualisation de la partie haute de l’abdomen

Photo 3 : Vue de l’appendice et du caecum

Photo 4 : Vue des organes génitaux normaux

Photo 5 : Vue localisée sur l’ovaire D et la trompeLes trompes de Fallope sont des canaux tubulaires partant de l’utérus et aboutissant aux ovaires. Les trompes permettent aux spermatozoïdes d'accéder aux ovocytes. L'ovocyte fécondé, qui se divise ensuite pour devenir un embryon, chemine par les trompes jusqu'à l'utérus pour l'implantation dans l'endomètre. D. Un liquide bleuté préalablement injecté par le col de l’utérusPartie inférieure de l’utérus, attenante au vagin, qui sécrète une glaire alcaline protégeant les spermatozoïdes du milieu acide du vagin. traverse la trompeLes trompes de Fallope sont des canaux tubulaires partant de l’utérus et aboutissant aux ovaires. Les trompes permettent aux spermatozoïdes d'accéder aux ovocytes. L'ovocyte fécondé, qui se divise ensuite pour devenir un embryon, chemine par les trompes jusqu'à l'utérus pour l'implantation dans l'endomètre. et s’écoule par le pavillon dans la cavité abdominale. Ce test simple permet de confirmer l’absence d’obstruction tubaire.

Photo 6 : Idem que la photo 5 mais du côté gauche. Ici le pavillon est particulièrement visible. Un petit kyste banal est visible sur la trompeLes trompes de Fallope sont des canaux tubulaires partant de l’utérus et aboutissant aux ovaires. Les trompes permettent aux spermatozoïdes d'accéder aux ovocytes. L'ovocyte fécondé, qui se divise ensuite pour devenir un embryon, chemine par les trompes jusqu'à l'utérus pour l'implantation dans l'endomètre. gauche.

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