Technique de vitrification des ovocytes

Cette prise en charge médicale nécessite une stimulation hormonale des ovaires qui est débutée et supervisée par un médecin gynécologue du Centre. Après une quinzaine de jours de traitement, la ponction ovarienne est effectuée (voir OPU).

Les ovocytes recueillis sont préparés au Laboratoire de Biologie de la Reproduction. Ils sont mis au contact des milieux de congélation contenant des cryoprotecteurs.

Dans un second temps, ils sont déposés sur des supports spécifiques (paillettes de vitrification) puis directement plongés dans l'azote liquide à -196°C: c’est l’étape de vitrification.

 

tl_files/images/images pour site 2013/vitrif1.jpg

La descente en température est extrêmement rapide et permet d’obtenir un état vitreux, quasi instantané, des ovocytes ; on évite ainsi la formation de cristaux de glace intracellulaires.

Pour vitrifier les ovocytes, nous nous servons de paillettes spécifiques. En fonction du nombre d’ovocytes recueillis au moment du prélèvement, nous disposons 1, 2 ou 3 ovocytes par paillette. Elles sont contenues dans des étuis individuels et maintenues dans l'azote liquide (à -196°C) pour une durée légale de 5 ans, renouvelable en fonction de critères cliniques. Le temps est suspendu pour ces ovocytes vitrifiés.

Ces ovocytes sont conservés, au laboratoire, dans des cuves d’azote liquide. Ils pourront être utilisés dans le cadre d’un désir d’enfant, au moment souhaité par le couple, plusieurs mois ou années après la vitrification. Leur fécondation nécessitera obligatoirement le recours à l’injection intra-cytoplasmique de spermatozoïdes (ICSI). Les zygotes obtenus seront mis en culture pour qu’ils se développent en embryons. Ceux-ci seront transférés dans la cavité utérine (geste médical indolore) 48 à 72 heures après le réchauffement des ovocytes.

La technique de vitrification existe depuis les années 1990, mais a connu son véritable essor au début des années 2000. Plusieurs milliers d’enfants sont nés dans le monde après fécondation d’ovocytes vitrifiés. Les données scientifiques actuelles, portant sur ces enfants, ne montrent pas un taux d’anomalies différent de celui observé pour n’importe quelle technique de Procréation Médicalement Assistée.

CPMA, Rue de la Vigie 5, 1003 Lausanne, tél: 021 321 15 80