La conservation de la fertilité féminine

Ces dernières années, de nouvelles avancées techniques ont permis une amélioration des méthodes de préservation de la fertilité féminine. Ce domaine s’adresse aux patientes soumises à un traitement médical stérilisant, mais également aux jeunes femmes qui désirent anticiper une potentielle baisse de leur fertilité.

La diminution de la fécondité des femmes s’accélère dès l’âge de 35 ans. Au-delà de 43 ans, les chances de grossesse sont très réduites; le nombre et la qualité des ovocytes régressent et avec comme conséquence une diminution de la capacité d’implantation embryonnaire.

En Suisse, en 1970, l’âge de la première grossesse était de 25.3 ans, en 2011, 30.4 ans (voire plus de 31 ans dans certains cantons). Les raisons sociales ne manquent pas pour expliquer l’évolution actuelle de notre société et le désir d’enfant après 35 ans.

Chaque femme naît avec une horloge biologique qui lui est propre. Ses ovaires contiennent un nombre limité d’ovocytes qui s’épuise naturellement de sa naissance jusqu’à la ménopause.

Il n’est pas possible de modifier cette réserve ovarienne qui peut être extrêmement variable d’une femme à l’autre. La vitrification d’ovocytes est une manière de « suspendre le temps ». Cette technique de cryoconservation des gamètes a pour objectif la préservation de la fertilité féminine en congelant des ovocytes qui pourront être utilisés ultérieurement, le moment venu.

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