Journal des actualités

Le CPMA au Salon Suisse de la Santé

Du 24 au 27 novembre 2016, le Salon Suisse de la Santé se déroulera au SwissTech Convention Center sur le site de l’EFPL à Dorigny, Lausanne.  Retrouvez le CPMA au salon Planète Santé pour aborder la thématique de la fertilité. Trois conférences sont également prévues pour le dimanche 27 novembre, de 14h à 16h!

 Il s’agit d’un salon pour le grand public avec conférences et animations, pour les personnes intéressées aux divers défis actuels des professionnels de la santé.

Pour plus d’informations:

Pour le salon en général: http://www.planetesante.ch/salon

Pour les conférences organisées par le CPMA: CPMA-Salon Suisse de la Santé

Le peuple suisse a dit OUI le 5 juin 2016

Le peuple suisse a dit OUI à la révision de la loi sur la procréation médicalement assistée…

Le 5 juin 2016, 62.4% des suisses ont voté OUI à  la révision de la loi concernant la procréation médicalement assistée. C’est dans le canton de Vaud que le taux d’acceptation a été le plus haut, avec 85% des voix en faveur du nouveau texte (www.admin.ch).

 Nous remercions toutes les personnes qui, par leur témoignage ou leur engagement, ont permis à cette loi d’être largement acceptée.

Grâce à cette nouvelle loi, les nouvelles dispositions qui pourront être mises en place nous permettront d’optimiser les traitements que nous proposons dans notre centre, et nous nous en réjouissons.

Parution du Livre "Voyage en Zygotie. Histoires d'embryons"

par Dominique Laufer et Véronique Mauron.

L'histoire des embryons de la procréation médicalement assistée parue aux éditions Cécile Defaut en janvier 2016 (http://www.encd.fr/fr/), traite des embryons congelés et de leur destin, et aborde de manière plus vaste les conséquences individuelles et sociétales de ces biotechnologies. Au travers des récits des couples interviewés, ce livre, préfacé par François Ansermet et Marc Germond, est moins une thèse qu'un aiguillon pour la pensée. Plutôt que d'apporter des réponses, il soulève des questions autour des origines, de la filiation et de la mort. Son originalité réside dans l'association d'une pédopsychiatre, Dominique Laufer , qui a travaillé plusieurs années au sein du CPMA, et d'une historienne de l'art, Véronique Mauron, auteur, avec François Ansermet, Marc Germond, Marie André et Francesca Cascino, du livre "Clinique de la procréation et mystère de l'incarnation: L'ombre du futur". 

Nomination de Dre Dorothée Wunder à la Commission Nationale d'Ethique

La PD Dre. méd. Dorothea Wunder a été nommée par le Conseil fédéral à la Commission Nationale d’Ethique dans le domaine de la médecine humaine.

Cette Commission de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) a pour mission «  d'informer sur l'état de la recherche médicale, d'évaluer les retombées sociales et les enjeux éthiques des biotechnologies dans la médecine humaine tout en menant une réflexion éthique globale ». Elle est composée d’une présidente et de 15 membres avec des compétences en éthique philosophique, qui sont sélectionnés et nommés par le Conseil Fédéral. Vous trouverez plus d’information sur le travail de cette Commission grâce au lien suivant : 

http://www.nek-cne.ch/fr/la-commission/apercu/

 Le CPMA est heureux de vous annoncer cette nomination de la PD Dre. méd. Wunder. Sa participation active à la mission de la Commission Nationale d’Ethique renforce et reflète l’intérêt de notre Centre pour ces questions essentielles et actuelles.

 

Réussite des audits ISO au CPMA et Fertisupport

Le 27 novembre 2015, le CPMA a passé avec succès l’audit de renouvellement de certification en utilisant la nouvelle version 2015 de la norme ISO 9001. La responsable de l’audit était le Dr Christine Stebler de la SQS (Swiss Association for Quality and Management Systems).

Quelques jours plus tard, le 3 décembre 2015, les laboratoires de biologie de la reproduction Fertisupport du CPMA à Lausanne (CPMA), Fribourg (HFR) et Genève (HUG) ont passé avec succès l’évaluation de renouvellement d’accréditation, en passant de la norme ISO/IEC 17025 à la norme ISO/IEC 15189 : 2012. Les responsables de l'évaluation étaient Monsieur Ian Mann du SAS (Service d’Accréditation Suisse) et le Magister Marc Van den Bergh, ESHRE senior clinical embryologist de Quartec.

Ces renouvellements et changements de normes, pilotés par le PD Dr Alain Chanson, responsable qualité du CPMA et de Fertisupport, permettent de maintenir la prise en charge optimale des patients et de répondre avec rigueur et compétence aux médecins demandeurs de prestations.

Réunion de spécialistes en médecine de la procréation

La  réunion pour les spécialistes intéressés par la formation continue organisée par le CPMA a eu lieu le

Jeudi 5 novembre 2015, à Lausanne, Ouchy.

Programme 

15h00 Accueil des participants

15h15 Introduction - Dr Daniel Wirthner et Dr Marc Germond

15h30 L’imagerie de l’utérus - Dr Nathalie Beurret

15h50 Isthmocèle : diagnostic et prise en charge - Dr Alexandre Megalo et Dr Eric Chardonnens

16h10 L’endomètre pathologique en PMA - Dr Daniel Wirthner

16h30 Pause

17h00 Cas clinique - Dre Rachel Cirafici

17h20 Comment éviter les grossesses multiples en FIV ? - Dre Charlotte Coat

17h50 Update sur la ménopause - PD Dre Dorothea Wunder

18h20 Conclusion

 

La prochaine réunion aura lieu en 2016.

Vous pouvez demander plus d'informations par email à cpma@cpma.ch.

Reconnaissance des compétences

juillet 2015

Les compétences de cinq biologistes de Fertisupport reconnues par la Société Européenne de Reproduction Humaine et d’Embryologie (ESHRE)

 La Dresse Antonella Biondo (PhD) et Mme Josefina Vargas (MSc) viennent de passer avec succès l’examen pour obtenir le titre de « ESHRE clinical embryologist » lors du dernier congrès de la Société Européenne de Reproduction Humaine et d’Embryologie à Lisbonne. Elles rejoignent ainsi leurs collègues la Dresse Françoise Urner (PhD, ESHRE senior clinical embryologist), le PD Dr Alain Chanson (PhD, ESHRE senior clinical embryologist) et le Dr Fabien Murisier (PhD, ESHRE clinical embryologist),.

Fertisupport devient le premier laboratoire de biologie de la reproduction en Suisse à compter cinq biologistes avec des compétences reconnues au niveau européen et à même d’offrir aux patients une prise en charge optimale.

Les huit biologistes de Fertisupport travaillent dans trois laboratoires de biologie de la reproduction. Le laboratoire principal est situé au CPMA à Lausanne, alors que deux antennes fonctionnent à l’Hôpital Cantonal de Fribourg (Dr Anis Feki) et aux Hôpitaux Universitaires de Genève (Dr Isabelle Streuli).

Les trois sites de Fertisupport sont accrédités par le Service d’Accréditation Suisse (SAS) selon la Norme ISO/IEC 17025. Les compétences de Fertisupport et de ses biologistes dans le domaine de la biologie de la reproduction sont ainsi officiellement reconnues et garanties.

Le CPMA se développe et se renforce

avril 2015

Depuis le 1er avril 2015, la PD Dre méd. Dorothea Wunder a rejoint le CPMA et fait bénéficier nos patients de ses connaissances et de son expérience en endocrinologie gynécologique ainsi qu’en médecine de la reproduction.

 En effet, la PD Dre Wunder quitte l’Unité de Médecine de la Reproduction du CHUV dont elle a assumé la direction jusqu’au 31.3.2015 pour rejoindre le CPMA, où elle est appelée à compléter l’équipe médicale.

 La Dre Dorothea Wunder a obtenu son doctorat en médecine en 1993, à la Faculté de Médecine de Bâle. Elle s’est spécialisée par la suite en gynécologie-obstétrique dans différents hôpitaux, tels que Fribourg, Olten, Inselspital de Berne ainsi qu’à l’étranger (Capetown, New York et Göteborg).

 Sa formation approfondie en médecine de la reproduction et endocrinologie gynécologique, obtenue en 2001 dans le service du Prof. Birkhäuser à l’Inselspital de Berne, lui a permis d’être nommée dès 2003 médecin-adjointe et remplaçante du chef de service. En 2008, elle a pris la direction de l’Unité de Médecine de Reproduction du CHUV, ainsi qu’une activité d’enseignement et de recherche avec le double titre de privat-docent des Universités de Berne et de Lausanne.

 Outre la clinique, la Dre Wunder, qui est parfaitement bilingue est très active dans les sociétés médicales spécialisées (Société Suisse de Médecine de  la Reproduction, Société Suisse de Ménopause) ainsi que dans de nombreuses commissions nationales. Elle préside également la commission FertiSave (préservation de la fertilité). 

Une autre nouvelle concernant l'équipe médicale du CPMA est que la fonction de Medecin Responsable du CPMA a été transmise au Dr Daniel Wirthner, depuis le mois de décembre 2014. Le Dr Marc Germond, quant à lui, diminue son activité médicale pour consacrer une partie de son temps à des projets de développement.

Salon Suisse de la Santé

décembre 2014

Le Salon Suisse de la Santé a eu lieu du 13 au 16 novembre 2014 dans le SwissTech Convention Center sur le site de l’EFPL à Dorigny, Lausanne. Le CPMA et Fertas ont exposé leurs activités médicales, biologiques et analytiques, parmi de nombreux autres acteurs de la santé. Il s’agit d’un salon pour le grand public avec conférences et animations, pour les personnes intéressées aux divers défis actuels des professionnels de la santé.

Pour plus d’informations:
http://www.planetesante.ch
puis cliquez sur l’onglet «Salon»

Le prochain salon est prévu pour novembre 2016

Conservation de la fertilité féminine

mars 2014

La vitrification des ovocytes est une technique qui  permet de conserver la fertilité des femmes qui se trouvent dans la nécessité de reporter leur projet parental.

Ces dernières années, de nouvelles avancées techniques ont permis une amélioration des méthodes de préservation de la fertilité féminine. Ce domaine s’adresse aux patientes soumises à un traitement médical stérilisant, mais également aux jeunes femmes qui désirent anticiper une potentielle baisse de leur fertilité.

Puisqu’il n’est pas possible de modifier la réserve ovarienne, qui peut être extrêmement variable d’une femme à l’autre, certaines femmes se tourneront vers la possibilité de  conserver leurs ovocytes. La vitrification d’ovocytes est une manière de « suspendre le temps ». Cette technique a pour objectif la préservation de la fertilité féminine en congelant des ovocytes qui pourront être utilisés ultérieurement, le moment venu.

Pour plus d'informations et des réponses aux questions fréquentes: 

Conservation de la fertilité féminine

Renforcement du réseau multidisciplinaire

octobre 2013

Le CPMA et le laboratoire Fertas sont heureux de vous annoncer leur intégration dans le Réseau de Laboratoires Medisupport. Centrée sur les besoins du patient, cette synergie renforce notre pôle d’excellence dans le domaine du diagnostic et traitement de l’infertilité.

La procréation médicalement assistée (PMA) est en pleine évolution. Initialement centrée sur le traitement de l’infertilité, elle participe aujourd’hui également à la préservation de la fertilité et, dans un futur proche, à la diminution de l’interruption thérapeutique de grossesse.

Dans ce contexte, le développement d’un réseau multidisciplinaire de compétences médicales et techniques est essentiel. C’est dans cet esprit que le CPMA SA et Fertas SA, deux Sociétés pionnières dans les domaines de la PMA, ont décidé d’unir leurs forces à celles du Réseau de Laboratoires Medisupport. Nous sommes persuadés que cette synergie permettra de renforcer les piliers de notre engagement envers les patients et leurs médecins : un service d’excellence, personnalisé et efficient.

Publication sur les enfants nés après FIV/ICSI

Octobre 2012

L’émission 36°9 de l’équipe de Françoise Ducret Rochat basé sur les travaux du Prof Scherrer a gagné en octobre 2012 le Prix Suva 2012 : la Prévention par l’information

Commentaire : Dr Marc Germond, co-auteur de la publication issue de l’étude menée par le Prof Urs Scherrer[i]

Comme je l’ai déjà dit au cours de l’interview qui a suivi la diffusion de l’émission 36°9 de l’équipe de Françoise Ducret Rochat : « il s’agit d’un bon reportage et ceci pour plusieurs raisons :

  • L’idée : filmer un projet de recherche aussi complexe que celui de l’équipe du Prof Scherrer est un challenge. Le projet de recherche en est un aussi et l’émission traduit cet esprit.
  • Le sujet : la fécondation in vitro (FIV), ses tabous, les doutes et les enthousiasmes qu’elle génère, doivent être largement investigués et discutés : toute participation à la connaissance et à la démystification du sujet a son importance.
  • L’équipe de recherche : le Professeur Urs Scherrer et son équipe ont su par leur enthousiasme monter un projet de recherche, dont le point de départ, a priori, peut sembler très éloigné de sa cible. C’est une conviction personnelle, un crédo, une partie de la vie du Prof Scherrer qui l’ont amené à imaginer que des observations réalisées chez certains enfants nés dans l’Altiplano (La Paz est située à 3600), pourraient peut-être aussi être associées à des conditions présentes au début de la vie, soit in vitro, pendant les deux à trois jours que l’embryon va passer dans l’incubateur à Lausanne (375-900m). Il s’agit de recherche fondamentale et par là d’une hypothèse qui mérite d’être étudiée.

Mais une telle recherche,  le reportage qui l’illustre et l’émission qui présente ce dernier comportent des risques : 

  • Le risque de transformer une hypothèse en une conclusion « irréfutable » et de traduire cette dernière par une information fondée sur un petit nombre de cas (n=67): le risque est énorme  de amalgamer hypothèse et conclusion, en court-circuitant l’un des principes fondamentaux de la recherche : la remise en question de l’hypothèse et de la conclusion.
  • L’hypothèse, quand le sujet même est complexe doit être simple. Introduire une origine, une cause qui tente, dans un même temps de la confirmer, est une mission périlleuse qui risque de fermer la discussion et générer des raccourcis réducteurs. Ni la biologie, ni la génétique, ni la pharmacologie, ni la toxicologie, ni l’épigénétique, science nouvelle, ne peuvent être amalgamées pour aboutir à des conclusions, elles-mêmes nouvelles hypothèses. Une progression pas à pas, sans concessions ni a priori est inévitable.
  • L’humain : plus de 5 millions d’enfants en bonne santé sont nés après fécondation in vitro.

Plus de 10 millions de parents sont fiers et heureux d’avoir pu contourner leur infertilité.

Probablement plus de 100 millions de zygotes, d’embryons, cryoconservés, sont en attente de devenir.

Le bonheur et l’espoir dès lors concernent déjà plus de 20 millions d’êtres humains, en admettant que ces couples souhaitent un second enfant.

Le respect dû à l’humain passe par l’éthique, qui elle-même respecte les hypothèses. L’éthique ne se contente pas de conclusions qui demandent à être revisitées, quel que soit le champs concerné : ici la médecine et la diffusion de la connaissance par les medias.

L’humain est capable de fabriquer, de monter une émission aussi formidable que celle qui est primée aujourd’hui, mais le même humain a besoin, comme le chercheur, de publier son message. Un nouveau risque intervient : celui de recherche de scoop, le besoin « de faire éclater l’audimat ». Comme l’a écrit ma collègue, le Dr Nicole Fournet dans sa réaction à l’émission 36,9 : « faire la part belle au sensationnalisme au catastrophisme…business des medias… ».

  • L’équilibre fragile de toute publication peut ainsi affaiblir son objectif, voire le desservir: trop d’hypothèses non confirmées, trop d’affirmations, trop d’émotions induites noient l’information. Elles peuvent générer un effet contraire à l’objectif : informer et prévenir.
  • J’en tiens pour preuve le fait que dans une objectivité critique, les parents des enfants sains issus de fécondation in vitro, ont peut-être été momentanément ébranlés, mais qu’ils n’ont que très rarement dû calmer leur inquiétude en consultant les spécialistes. Ainsi, une brillante émission peut malheureusement transmettre un message peu crédible, quoique non dénié.
  • Dès lors, il est urgent de laisser la communauté scientifique réagir à des publications de ce type, et ceci à plus forte raison que des articles publiés depuis sa parution le nuancent déjà[ii],[iii].
  • Le présent génère à juste titre des questions auxquelles les spécialistes doivent répondre en tant que partenaires actifs. Le futur démontrera que seule la voie de la recherche, étape par étape, permettra de confirmer, d’infirmer et de maîtriser les questions et les doutes générés par le FIV de même que par toute avancée médicale.
  • Dès lors j’espère que Françoise Ducret et son équipe mériteront à nouveau de voir récompensé un reportage qui revisite le sujet des « enfants de la science », à la lumière des progrès de la recherche,  avec l’intelligence, l’objectivité et la sensibilité qui leurs sont propres.

Dr med Marc Germond

Médecin responsable du Centre de Procréation médicalement assistée (CPMA)


[i] Systemic and Pulmonary Vascular Dysfunction in Children Conceived by Assisted Reproductive Technologies. Urs Scherrer; Stefano F. Rimoldi; Emrush Rexhaj; Thomas Stuber; Hervé Duplain; Sophie Garcin; Stefano F. de Marchi; Pascal Nicod; Marc Germond; Yves Allemann; Claudio Sartori 


[iii] Blood pressure in ICSI-conceived adolescentsF. Belva, M. Roelants, J. De Schepper, T.j. Rosenboom, M. Bonduelle, P. Devroey and R.C. Painter

 

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Mars 2012

Une publication scientifique récente* dans le journal américain "Circulation" suscite des questions sur les effets possibles de la FIV sur la santé des enfants. Il s'agit, pour le CPMA, de soutenir la recherche et d'y participer, tout en nuançant son impact évoqué sur la vie des personnes impliquées.

Vous trouverez ci-dessous un texte explicatif en français et en allemand concernant les résultats de cette étude.

Sie finden den deutschen Text weiter unten.

En résumé:

Un groupe d’enfants en bonne santé qui ont été conçus grâce à une Fécondation in Vitro (FIV) a participé à une étude scientifique publiée récemment dans le journal « Circulation ».  Cette étude a mis en évidence la présence de marqueurs liés, dans d’autres situations, à l’éventualité de développer une maladie cardio-vasculaire.  Il s’agit d’une première observation de ce type, ce qui signifie que d’autres études sont d’abord nécessaires pour la confirmer. Le fait d’avoir détecté ce possible effet subtil sur la physiologie cardio-vasculaire des enfants conçus grâce à une FIV confirme l’importance de poursuivre l’engagement scientifique dans l’étude de la complexité et la sensibilité des mécanismes naturels entourant la procréation et la grossesse.

 

Les quatre millions d’enfants nés après Fécondation in Vitro (FIV) sont-ils différents de ceux conçus in vivo?

Dr méd Marc Germond

Un article publié récemment dans la revue médicale américaine « Circulation » pose à nouveau la question : un enfant issu de FIV est-il potentiellement différent de celui conçu « naturellement» ? Des particularités, évoquées depuis des années par des chercheurs issus de diverses spécialités, allant de la génétique aux sciences humaines, trouvent maintenant un nouveau « point de cristallisation » : le système cardio-vasculaire. Cette étude, intelligente et bien menée, conclut que les enfants sains, nés après FIV présentent des marqueurs du développement possible d’une maladie cardio-vasculaire au cours de leur vie. Ces marqueurs ont été observés précédemment chez des enfants issus d’une mère diabétique ou nés avec un petit poids ou encore ayant subi un stress majeur dans la période allant de la conception à la naissance. L’impact de cette observation n’est pas connu. Le premier enfant issu de FIV a 33 ans à ce jour et la fréquence des maladies cardio-vasculaires chez les enfants FIV ne semble pas être différente de celle des enfants non-FIV.

L’origine de ces marqueurs détectés n’est pas connue. Des chercheurs évoquent des modifications de l’expression de gènes survenant dans un moment de grande sensibilité de ces derniers (phénomène épigénétique). L’environnement, l’alimentation, l’exposition à des produits toxiques, le vieillissement et bien d’autres « perturbateurs » peuvent être impliqués dans ce phénomène inhérent à chacun et responsable de notre « évolution », sans pour autant que notre génome à proprement parler soit modifié. Thomas Jenuwein, Directeur de l’Institut Max Planck d’Immunobiologie et d’Epigenétique, de Freiburg en Breisgau en Allemagne, illustre élégamment ce phénomène de la façon suivante : « On peut sans doute comparer la distinction entre la génétique et l’épigénétique à la différence entre l’écriture d’un livre et sa lecture. Une fois que le livre est écrit, le texte (les gènes ou l’information stockée sous forme d’ADN) seront les mêmes dans tous les exemplaires distribués au public. Cependant, chaque lecteur d’un livre donné aura une interprétation légèrement différente de l’histoire, qui suscitera en lui des émotions et des projections personnelles au fil des chapitres. D’une manière comparable, l’épigénétique permettrait plusieurs lectures d’une matrice fixe (le livre ou le code génétique), donnant lieu à diverses interprétations, selon les conditions dans lesquelles on interroge cette matrice».

De fait, l’article de « Circulation » met en exergue des risques potentiels que nous courons tous en vivant dans notre environnement au sens large du terme.  Le 20éme siècle a permis de pallier le plus grand nombre des stérilités par le développement de la FIV et de l’injection intra cytoplasmique d’un spermatozoïde (ICSI). Le 21éme siècle nous impose la responsabilité de poursuivre la recherche indispensable à l’optimisation des traitements mis à disposition des patients. Des milliers de chercheurs, dont ceux du CPMA et de la Fondation F.A.B.E.R. participent au développement des outils thérapeutiques et à leur suivi. Le domaine de la procréation médicalement assistée (PMA) est immensément vaste, preuve en est la question soulevée récemment: les « enfants de la science » tout comme les adultes qu’ils deviendront et que nous sommes doivent prendre conscience que seule la recherche appliquée permet d’optimiser les traitements et que la « routine aveugle » n’a pas de place en médecine de la reproduction.

Par analogie, citons le Professeur Georges Peters de la Faculté de Médecine de l’Université de Lausanne, qui débutait son cours de pharmacologie clinique en précisant que : «Il n’existe pas de médicament qui ait un effet primaire sans qu’il ait un ou des effets secondaires ». Au même titre, la PMA est là pour pallier la stérilité dans la réalité offerte par notre société sans oublier l’environnement dans laquelle elle évolue. Les enfants de la PMA peuvent être suivis, au même titre que nous tous, sans dénier ni exagérer un risque cardio-vasculaire possible, éminemment variable et lié à bien d’autres phénomènes considérés comme naturels ou induits. 

 Ainsi, pour les praticiens de la procréation médicalement assistée et les couples concernés, l’intérêt de cette étude est d’avoir détecté un possible effet subtil sur la physiologie cardio-vasculaire des enfants conçus grâce à une FIV. Ceci nous confirme l’importance de poursuivre notre engagement dans les études scientifiques abordant la complexité et la sensibilité des mécanismes naturels de la procréation et de la grossesse.

PS : Le phénomène épigénétique semblerait pouvoir être à l’origine de nombreuses pathologies comme entre autres l’infertilité masculine (cf :  http://pnr50.fondation-faber.ch/  ).  L’étude des phénomènes épigénétiques est une science nouvelle, tout comme la PMA l’était il y a 30 ans.

* Systemic and Pulmonary Vascular Dysfunction in Children Conceived by Assisted Reproductive Technologies. Urs Scherrer; Stefano F. Rimoldi; Emrush Rexhaj; Thomas Stuber; Hervé Duplain; Sophie Garcin; Stefano F. de Marchi; Pascal Nicod; Marc Germond; Yves Allemann; Claudio Sartori 

Editorial: Manipulating Nature: Might There be a Cardiovascular Price to Pay for the Miracle of Assisted Conception? David S. Celermajer

http://circ.ahajournals.org/content/early/2012/03/13/CIRCULATIONAHA.112.100479

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Zusammenfassung

Eine Gruppe von gesunden Kindern, die nach IVF- Behandlung geboren worden waren, nahmen an einer wissenschaftlichen Studie teil, die kürzlich in der Zeitschrift « Circulation » veröffentlicht wurde. Diese Studie wies bei den Kindern verschiedene Marker nach, die mit dem Risiko verbunden sind, kardiovaskuläre Erkrankungen zu entwickeln, wie im Rahmen anderer Untersuchungen gezeigt wurde.

Es handelt sich um die erste Veröffentlichung solcher Beobachtungen, daher braucht es weitere Studien, um diese zu untermauern. Die Entdeckung eines möglichen unterschwelligen Effekts der IVF auf das kardiovaskuläre System der Kinder bestätigt die Wichtigkeit, weiterhin die Komplexität der natürlichen Mechanismen zu untersuchen, die im Zusammenhang stehen mit Fortpflanzung und Schwangerschaft.

Unterscheiden sich Kinder, die nach IVF-Behandlung geboren wurden, von den « in vivo » gezeugten ?

Dr. med. Marc Germond

Ein kürzlich in der amerikanischen Zeitschrift « Circulation » erschienener Artikel* lässt erneut die Frage aufkommen : Ist ein IVF-Kind möglicherweise « anders » als ein natürlich gezeugtes ?

Die seit Jahren von Forschern - Genetikern bis Soziologen - diskutierten möglichen Besonderheiten, haben einen neuen Schwerpunkt gefunden: das kardiovaskuläre System.

Im Rahmen dieser gut durchgeführten Studie wurde herausgefunden, dass gesunde Kinder, die durch IVF gezeugt worden waren, bestimmte Marker aufweisen, die hinweisend sind für eine mögliche Entwicklung kardiovaskulärer Erkrankungen im Laufe ihres Lebens.

Diese Marker waren zuvor beobachtet worden bei Kindern diabetischer Mütter, bei Kindern mit niedrigem Geburtsgewicht oder denen, die im Schwangerschaftsverlauf besonderem Stress ausgesetzt waren. Die Bedeutung dieser Beobachtung ist unbekannt.

Das erste IVF-Kind ist mittlerweile 33 Jahre alt, und die Häufigkeit kardiovaskulärer Erkrankungen bei den Kindern nach IVF scheint nicht anders zu sein als bei Nicht-IVF-Kindern.

Der Ursprung dieser Marker ist nicht bekannt, Forscher vermuten Veränderungen in der Genexpression, die auftreten zum Zeitpunkt grosser Sensibilität der jeweiligen Gene (sogenannte epigenetische Phänomene). Umwelt, Diät, Einflüsse von Toxinen ,Alter und andere Störfaktoren sind möglicherweise in dieses Phänomen miteinbezogen, treten fortwährend und bei jedem auf, und sind wahrscheinlich verantwortlich für unsere « Evolution », ohne dass unser eigentliches Genom dabei verändert wird.

Thomas Jenuwein, Direktor des Max-Planck-Instituts für Immunologie und Epigenetik in Freiburg/Breisgau in Deutschland, hat dieses Phänomen elegant so beschrieben :

„Den Unterschied zwischen der Genetik und der Epigenetik kann man wahrscheinlich mit dem Unterschied zwischen dem Schreiben und dem Lesen eines Buchs vergleichen. Nachdem ein Buch geschrieben ist, ist der Text (die Gene oder die in der DNA gespeicherte Information) in allen an den interessierten Leserkreis verteilten Kopien der gleiche. Jedoch wird jeder einzelne Leser des Buchs die Geschichte auf etwas unterschiedliche Weise interpretieren, mit sich im Laufe der Kapitel unterschiedlich entwickelnden Gefühlen und Erwartungen. In sehr ähnlicher Weise ermöglicht die Epigenetik verschiedene Interpretationen einer festen Vorlage (das Buch oder der genetische Code), was je nach den variablen Bedingungen, unter denen die Vorlage betrachtet wird, zu unterschiedlichen Lesarten führt.“

Tatsächlich wirft der Artikel in « Circulation » ein Licht auf die potentiellen Risiken, denen wir in unserer Umwelt ausgesetzt sind, im weitesten Sinne. Das 20ste Jahrhundert hat durch die Entwicklung der IVF-Behandlung und später der ICSI-Technik ermöglicht, einen Grossteil der Sterilitätsprobleme zu lösen. Das 21ste Jahrhundert legt uns die Verantwortung auf, die notwendige Forschung weiterzuführen, um die Behandlungstechniken zu optimieren, die den Patienten zur Verfügung stehen.

Tausende von Forschern, unter ihnen das CPMA und die Faber-Stiftung, nehmen Teil an der Entwicklung von therapeutischen Mitteln und der Kontrolle in ihrem Einsatz.

Das Feld der assistieren Reproduktionsmedizin ist sehr weit, wie an der jüngst aufgekommenen Problemstellung zu erkennen ist : Jetzt, wo die « Kinder der Wissenschaft » erwachsen werden, müssen wir alle erkennen,dass nur eine fortlaufende Forschung uns erlaubt, Behandlungen zu optimieren, und dass « blinde Routine » keinen Platz hat in der Reproduktionsmedizin.

In Analogie ein Zitat von Prof. George Peters von der medizinischen Fakultät der Universität von Lausanne, der seinen Kurs in Klinischer Pharmakologie mit folgender Feststellung begann : « Es gibt kein Medikament mit einem primären Effekt, das nicht auch ein oder mehrere Nebenwirkungen besitzt. »

In ähnlicher Weise ist die Reproduktionsmedizin dazu da, um Sterilitätsprobleme zu behandeln im Rahmen der Möglichkeiten, die unsere Gesellschaft bietet, und ohne die Umwelt zu vergessen, in der sie sich entwickelt.

Die Kinder der Reproduktionsmedizin benötigen medizinische Betreuung ebenso wie alle anderen von uns, ohne mögliche kardiovaskuläre Risiken zu negieren oder zu übertreiben, die höchst variabel sind und verknüpft mit vielen anderen Phänomenen, ob natürlichen oder induzierten. 

Daher besteht das Interesse der Studie darin, sowohl für die in der Reproduktionsmedizin Tätigen als auch für die betroffenen Eltern, einen möglichen unterschwelligen Effekt der IVF auf das kardiovaskuläre System der Kinder entdeckt zu haben. Dies untermauert die Bedeutung, uns weiterhin in wissenschaftlichen Untersuchungen zu engagieren,  die sich  mit der Komplexität der natürlichen Mechanismen beschäftigen, die im Zusammenhang stehen mit Fortpflanzung und Schwangerschaft.

P.S. Das epigenetische Phänomen scheint Ursache zu sein für zahlreiche Pathologien, wie neben anderen zum Beispiel  männliche Fertilitätsstörungen (siehe auch : http:// pnr50.fondation-faber.ch/ ).

Die Untersuchungen zur Epigenetik bilden eine neue Wissenschaft, ebenso wie die assistierte Reproduktionsmedizin vor 30 Jahren.

* Systemic and Pulmonary Vascular Dysfunction in Children Conceived by Assisted Reproductive Technologies. Urs Scherrer; Stefano F. Rimoldi; Emrush Rexhaj; Thomas Stuber; Hervé Duplain; Sophie Garcin; Stefano F. de Marchi; Pascal Nicod; Marc Germond; Yves Allemann; Claudio Sartori 

Editorial: Manipulating Nature: Might There be a Cardiovascular Price to Pay for the Miracle of Assisted Conception? David S. Celermajer

http://circ.ahajournals.org/content/early/2012/03/13/CIRCULATIONAHA.112.100479

 

 

Colloque sur le diagnostic préimplantatoire

Le 30 août 2011, Pro Infirmis Vaud a organisé un colloque sur le thème du diagnostic préimplantatoire. Ce colloque a eu lieu au Centre de congrès et d'expositions Beaulieu à Lausanne, sous le titre:

Handicap et diagnostic à l'aube de la vie: espoir ou dérive? Regards croisés sur le diagnostic préimplantatoire.

Les informations complètes se trouvent sur le site www.info-handicap.ch dès la page d'accueil.

Le déménagement du CPMA

Le déménagement du CPMA dans ses nouveaux locaux à la Rue de la Vigie 5, 1003 Lausanne s'est déroulé en début septembre 2010.

L'équipe du CPMA se réjouit d'avoir regroupé ses forces en un seul lieu!

Le module

Une représentation artistique de la PMA a été réalisée sous la forme d’un module mobile qui a été exposé dans plusieurs lieux en Suisse. Proposé par les historiennes de l’art Véronique Mauron et Marie André, le Module est une installation audiovisuelle réalisée à partir d'images médicales provenant du Centre de procréation médicalement assistée de Lausanne (CPMA). La conception artistique est de Pierre-Yves Borgeaud (cinéaste-vidéaste, Lausanne), la conception architecturale de Konstantin Tzonis (Lausanne) et la composition musicale de Don Li (Berne). La Fondation F.A.B.E.R pilote ce projet. Le module a été exposé au Musée d’Ethnographie de Neuchâtel (MEN), à la Neue Frauenklinik de Lucerne, à la Fondation Claude Verdan,à Lausanne et à la Maternité de Genève (HUG).

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Les questions que soulèvent les images de la PMA sont vertigineuses et bouleversantes. Malgré la précision et la minutie des technologies du vivant, il semble important de mettre en évidence une dimension non spectaculaire du regard sur l’origine de la vie, car même si nous sommes capables de voir comment un corps naît biologiquement, le mystère de notre venue au monde reste préservé. Aussi, le Module met-il en situation les images de la PMA en insistant sur les valeurs liées au vivant : le respect, la pudeur, la présence d’un certain mystère.

Le Module met en scène une information scientifique dans un langage artistique, visuel et sonore contemporain. Il est une création en soi qui réunit les domaines de la science et de l’art. Durant la visite, chacun est invité à retisser des liens entre des pratiques et des techniques médicales sophistiquées et une appréhension anthropologique de la procréation.

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Le Module a été inauguré le 1er novembre 2007 au Musée d’ethnographie de Neuchâtel (MEN).

Du 15 février au 4 mai 2008, il a été présenté à la Neue Frauenklinik Luzern, Luzerner Kantonsspital, Luzern.

Du 22 mai au 28 septembre 2008, il a été présenté à la Fondation Claude Verdan, Rue du Bugnon 21, 1005 Lausanne.

Depuis le 9 mai 2010 et jusqu'au 17 août 2010, il a été présenté aux Hôpitaux Universitaires Genevois (HUG) à Genève.

Il a été également exposé au Rolex Center à Dorigny EPFL (Lausanne) du 17 novembre 2010 au 16 janvier 2011.

CPMA, Rue de la Vigie 5, 1003 Lausanne, tél: 021 321 15 80